Tribunal administratif2000315

Tribunal administratif du 15 décembre 2020 n° 2000315

TA103, Tribunal administratif de Polynésie française – Décision – Excès de pouvoir – Rejet

Rejet
Date de la décision

15/12/2020

Type

Décision

Procédure

Excès de pouvoir

Juridiction

TA103

Domaines

Fonctionnaires et agents publics

Mots-clés

fonction publique communale. intégration et classement. contestation. forclusion

Texte intégral

Décision du Tribunal administratif n° 2000315 du 15 décembre 2020 Tribunal administratif de Polynésie française Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 13 mai 2020, M. Norbert X., représenté par Me Fidèle, demande au tribunal : 1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé sur le recours gracieux qu’il a adressé au maire de la commune de Rangiroa tendant au retrait de l’arrêté du 28 août 2018 le nommant agent titulaire de la fonction publique communale de la Polynésie française, en tant qu’il l’a classé à l’échelon 3 du grade d’agent qualifié dans le cadre d’emplois « exécution », à compter du 1er septembre 2018 ; 2°) d’enjoindre à la commune de Rangiroa de le reclasser à l’échelon 3 du grade d’agent qualifié dans le cadre d’emplois « application » à compter du 28 août 2018 et ce, dans un délai d’un mois suivant le jugement à intervenir ; 3°) de mettre à la charge de la commune de Rangiroa la somme de 200 000 F CFP en application de l’article L. 7611 du code de justice administrative. Il soutient que : - il a été nommée en tant qu’agent titulaire de la fonction publique communale de la Polynésie française et classé à l’échelon 3, avec un indice 126, du grade d’agent qualifié dans le cadre d’emplois « exécution », à compter du 1er septembre 2018 ; au regard des fonctions qu’il a exercées, du niveau et de la nature de l’emploi occupé, la commune a commis une erreur d’appréciation en ne l’intégrant pas à l’échelon 3 du grade d’agent qualifié dans le cadre d’emplois « application ». Une mise en demeure a été adressée le 1er septembre 2020 à la commune de Rangiroa. Par ordonnance du 12 novembre 2020, la clôture d’instruction a été fixée au 30 novembre 2020 à 23h00 (heure de métropole). Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ; - l’ordonnance n° 2005-10 du 4 janvier 2005 portant statut général des fonctionnaires des communes et des groupements de communes de la Polynésie française ainsi que de leurs établissements publics administratifs ; - l’arrêté n° 1118 DIPAC du 5 juillet 2012 fixant le statut particulier du cadre d’emplois « application » ; - l’arrêté n° 1119 DIPAC du 5 juillet 2012 fixant le statut particulier du cadre d’emplois « exécution » ; - le code de justice administrative. Par lettre du 25 novembre 2020, les parties ont été informées de ce que la décision à intervenir était susceptible d’être fondée sur le moyen tiré de l’irrecevabilité de la requête enregistrée le 13 mai 2020, dès lors que l’arrêté du 28 août 2018 a été notifié à l’intéressé le 3 septembre 2018 et que le recours gracieux du 13 janvier 2020 contestant l’arrêté précité, intervenu plus de deux mois après cette notification, n’était pas de nature à rouvrir le délai de recours contentieux. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience. Ont été entendus au cours de l’audience publique : - le rapport de M. Katz, - et les conclusions de Mme Theulier de Saint-Germain, rapporteur public. Considérant ce qui suit : Par arrêté du 28 août 2018, le maire de la commune de Rangiroa a nommé M. X. en tant qu’agent titulaire de la fonction publique communale de la Polynésie française et l’a classé à l’échelon 3 du grade d’agent qualifié dans le cadre d’emplois « exécution », à compter du 1er septembre 2018. Aux termes de l'article R. 4211 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…)» ; Il ressort des pièces du dossier que cet arrêté, qui comportait la mention des voies et délais de recours, a été notifié à M. X. le 3 septembre 2018. Si l’intéressé a adressé au maire de la commune de Rangiroa, le 13 janvier 2020, un recours gracieux pour contester le classement opéré par l’arrêté précité, ce recours, intervenu plus de deux mois après la notification du 3 septembre 2018, n’était pas de nature à rouvrir le délai de recours contentieux qui était déjà expiré. Dès lors, les conclusions de la requête de M. X. dirigées contre la décision implicite rejetant son recours gracieux ne peuvent qu’être rejetées comme irrecevables. En conséquence, doivent également être rejetées les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative. DECIDE : Article 1er : La requête de M. X. est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. Norbert X. et à la commune de Rangiroa. Délibéré après l’audience du 8 décembre 2020, à laquelle siégeaient : M. Devillers, président, M. Katz, premier conseiller, M. Retterer, premier conseiller, Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2020. Le rapporteur, D. Katz Le président, P. Devillers La greffière, D. Germain La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision. Pour expédition, Un greffier,

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